Alors que l’année 2025 s’éteindra dans une poignée de jours, le Mali pleure au même moment l’un de ses valeureux fils. En l’occurrence, Ali Kalil Baba Ascofaré, parti à jamais, dont la disparition plonge ses concitoyens dans une tristesse infinie. Toutefois, le natif de la cité des 333 Saints laisse derrière lui un héritage fait de valeurs humaines profondes et de sacrifice pour la patrie. Son cursus scolaire ainsi que son parcours professionnel en sont assez révélateurs.
En effet, après un apprentissage coranique plein de réussite, celui qui avait, auparavant, appris les b.a-ba des finances auprès de son père commerçant, mènera un parcours universitaire mémorable après des passages remarquables à l’École fondamentale de Tombouctou ainsi qu’a l’actuel Lycée Askia Mohamed de Bamako où il a obtenu son bac en sciences exactes avec mention et encouragements du corps professoral. C’était notamment du temps des Ousmane Issoufi Maïga, Annasser Maïga et Djibril Diallo.
Pensionnaire de la première promotion de l’École territoriale d’administration du Soudan, Ali Kalil en sort avec une maîtrise en finances avec mention très honorable. S’ouvrira ensuite pour lui, sur recommandations des professeurs, une carrière administrative respectable en tant qu’inspecteur des finances. Compétent et rigoureux, celui qui a, par la suite, renforcé ses capacités par des formations professionnelles surtout à l’étranger, sera nommé par l’ancien Chef de l’État Moussa Traoré comme précurseur de l’actuel Pari mutuel urbain (Pmu-Mali) en tant que premier directeur de la défunte Loterie nationale du Mali. La suite, on la connaît tous. Le Pmu-Mali étant de nos jours une entreprise dont la contribution est très importante à l’économie nationale.
A la Mosquée Kalapo de Hamdallaye, en présence de nombreux fidèles, mais et surtout les proches parents, amis du disparu, dont le ministre chargé de la Défense, général de corps d’armée Sadio Camara, l’imam a témoigné sa gratitude envers celui qui fut un fervent pratiquant de l’islam, témoin et artisan de la transformation de l’édifice religieux et du quartier lui-même. Pour sa part, son ami de longue date, l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maiga, dira qu’«Ali Kali Ascofaré fut un grand ami, un frère. Et surtout un grand serviteur de l’Etat. Nous nous côtoyons depuis des années ». Pour son fils cadet, Ben Ali Kalil Ascofaré, son père « est un livre, une communauté, c’est Tombouctou, Bamako, Hamdallaye. Je ne connais pas quelqu’un qui est venu le voir en pleurant et à qui il n’a pas donné satisfaction ».
Pour ses proches, le fils de Kalil Baba et de Assa Tiguida, ancien directeur général de la LONAMA, était un grand rassembleur qui a consacré sa vie à sa famille, à ses proches, à sa communauté, avec une générosité rare et une présence constante. De leur côté, les anciens collaborateurs de ce valeureux cadre de l’administration publique soulignent qu’il laisse derrière lui un héritage fait de valeurs humaines profondes, de respect, de solidarité, d’humilité, et surtout, d’amour du prochain.
Alassane Cissouma
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