Syndrome néphrotique : Troubles rénaux et des voies urinaires

Le syndrome néphrotique est un syndrome biologique clinique qui se présente quand il y a des fuites massives de protéine dans les urines. Dr Samba Konaré, médecin néphrologue à l’hôpital du district de la Commune IV, dit que le syndrome néphrotique est une affection rénale.

Publié mardi 12 mai 2026 à 08:25
Syndrome néphrotique : Troubles rénaux et des voies urinaires

Dr Samba Konaré

 

C’est une atteinte des capillaires glomérulaires qui voient augmenter leur perméabilité à l’égard des protéines. «On parle de syndrome néphrotique, lorsqu’il y a un problème de filtration au niveau des reins», explique t-il. Et de souligner que les fuites massives de protéines doivent atteindre un seuil qui est communément appelé protéinurie qui doit dépasser 3g. Quand on constate que dans l’urine, il y a des fuites de protéine mais que ces nombres doivent atteindre 3g en 24h, on parle de protéinurie sur 24h.

D’après notre spécialiste, le syndrome néphrotique est fréquent dans notre milieu : on peut le retrouver en pédiatrie et en âge adulte.

Dr Konaré explique que le syndrome néphrotique survient, lorsque le filtre est trop perméable et que les reins laissent passer dans les urines de grandes quantités de protéines; surtout de l’albumine présente dans la circulation sanguine.

Il y a d’autres causes qui peuvent induire à un syndrome néphrotique. Les causes infectieuses sont généralement les causes parasitaires, c’est une maladie immuno-alergique. Le syndrome néphrotique immuno-allergique a un seuil chez les enfants différent de ce que l’on voit chez les adultes.

 Les signes cliniques d’un syndrome néphrotique sont des œdèmes des membres inférieurs, des bouffissures de visage et chez certains l’augmentation du volume de l’abdomen communément appelé acide. Il se manifeste aussi  par les pieds qui s’enflent, une urine mousseuse. Chez certains, on peut remarquer les yeux gonflés à chaque réveil.

Il précise que ce sont des signes précurseurs qui peuvent s’installer brusquement. Il indique que ce sont des signes qui sont visibles à l’œil nu chez les personnes  âgées et chez les diabétiques ou hypertendues.

Pour y voir net, il faut un bilan biologique qui est le prélèvement des urines. Ce prélèvement va faire ressortir soit la présence de protéine ou de protéinurie qui dépasse les 3g, la présence d’hématurie soit de sang dans l’urine. Le bilan sanguin est là aussi pour accompagner. Sans ce bilan, il n’est pas possible d’affirmer ou de confirmer un syndrome néphrotique. Selon le toubib, la fréquence de la maladie est sous estimée dans notre contexte par ce que les données ne sont pas trop actualisées.

Le traitement du syndrome néphrotique est basé essentiellement sur le régime diététique ou alimentaire. «On applique le régime strict sans sel » précise t-il. Si c’est des causes infectieuses, il faut procéder d’abord par un déparasitage. Mais selon le néphrologue, la base du traitement repose sur la corticothérapie. C’est cette corticothérapie qui va permettre de régulariser les fuites au niveau de la membrane glomérulaire. Selon le docteur, pour faire une corticothérapie, il faut une évaluation du malade.  Elle est fait en fonction du poids de chaque patient. En principe, dit-il, si le traitement est bien suivi on doit avoir une amélioration clinique et une amélioration biologique. L’amélioration clinique, c’est que le malade va avoir moins d’œdèmes.

Dr Konaré dit que certains malades peuvent avoir 10, 15g de protéine en 24h. C’est pourquoi, quand le malade commence le traitement en moins de 3 semaines, il faut contrôler si la protéine n’est pas en baisse. Par ailleurs, s’il y a  une dépendance de la corticothérapie ou une cortico résistance il faut faire la biopsie rénale. C’est cette biopsie rénale qui va révéler les lésions réelles.

 La bonne nouvelle est que dès que le malade suit le traitement à 3 semaines, il peut recouvrer la santé (en 1 ou 2 mois). Cependant, il invite  à plus de vigilance, à venir se faire dépister  et à prendre les consignes qu’il faut faire pour  traiter un syndrome néphrotique. Il a surtout invité la population à plus de vigilance, à se rendre au centre de dialyse pour se faire diagnostiquer et pour mettre un protocole en place qui prévient la maladie rénale et qui va permettre de freiner l’avancer d’un syndrome néphrotique ou une insuffisance rénale.

  Il invite également le personnel de santé à veiller à tout cas de proteinéinurie.

Fatoumata NAPHO

Lire aussi : Opération Dougoukoloko : Les FAMa détruisent de nombreuses bases terrorisées dans la région de Mopti

Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l'opération Dougoukoloko..

Lire aussi : Ministère de la Sécurité et de la Protection civile : Remise d’un important lot de véhicules neufs aux forces de sécurité

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine, a présidé ce vendredi 31 juillet la cérémonie de réception d’un important lot de véhicules destiné aux forces de sécurité. L'événement s'est déroulé devant la Direction générale .

Lire aussi : Journée panafricaine des femmes : La gent féminine mobilisée pour relever le défi de l’assainissement

Les associations féminines intervenant dans le secteur plaident pour un véritable encadrement de la collecte et l’évacuation des ordures, l’accord de crédits bancaires aux GIE et l’application immédiate des sanctions contre l’utilisation, la commercialisation et la production des sachet.

Lire aussi : ANPE : 77 % du plan de travail 2025 réalisé

Malgré un contexte économique difficile, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a exécuté 77 % de son Plan de travail annuel (PTA) 2025 au 31 décembre dernier. Le bilan a été présenté lors de la 52è session du Conseil d’administration, tenue jeudi dans les locaux de l’Agence, sous.

Lire aussi : CFP-Sénou : 1.940 jeunes déjà formés

Le Centre veut accélérer la cadence pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

Lire aussi : FACEJ II : De jeunes entreprises prennent leur envol

À Kalaban Coura et Kalaban Coro, la ministre Oumou Sall Seck a pu mesurer les effets positifs et concrets de l’accompagnement du FACEJ II auprès de jeunes entrepreneurs engagés dans la création d’emplois et le développement de solutions innovantes.

Les articles de l'auteur

Gestion de l’hygiène menstruelle : L’ONASR entend briser le silence sur les menstrues

Selon l’Enquête démographique et de santé (EDS-VI), on enregistre 10% de déperdition scolaires chez les filles à cause de la mauvaise gestion de l’hygiène des menstrues. Ce chiffre est alarmant pour l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR) qui estime qu’avec une bonne hygiène des menstrues, on peut gagner le pari du maintien des filles à l’école..

Par Fatoumata NAPHO


Publié mercredi 10 juin 2026 à 09:14

Congrès des rhumatologues : Pour une meilleure prise en charge des infections ostéoarticulaires et du lupus systémique

Les experts en rhumatologie étaient réunis du 07 au 09 mai dernier pour faire l’etat des lieux des infections ostéo-articulaires et du lupus systémique. Ces deux maladies considérées comme des problèmes de santé publique ont été, durant ces trois jours, au cœur des échanges scientifiques de haut niveau..

Par Fatoumata NAPHO


Publié mardi 12 mai 2026 à 08:26

Variole simienne (Mpox) : Une maladie à déclaration obligatoire

La variole simienne (Mpox) dont notre pays vient d’enregistrer un cas est une maladie infectieuse contagieuse due à un virus de la même famille que la variole humaine..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 08 décembre 2025 à 08:10

Saison froide : Attention au «seprin et boloprin»

Communément appelée keratodermie palmo-plantaire, «seprin et boloprin» en langue «bamanankan», la pathologie est assez répandue pendant la saison froide avec le vent frais qui souffle. C’est surtout l’exposition des extrémités, c’est-à-dire la paume des mains ou la plante des pieds qui peuvent favoriser cette maladie..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 01 décembre 2025 à 09:00

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner