Une vue du présidium lors de la session
L’ordre du jour de cette session portait sur l’examen de la situation actuelle de la structure, le bilan des activités passées ainsi que la définition des projections futures. Pour l’exercice 2026, le budget prévisionnel en recettes et en dépenses du Centre a été arrêté à la somme de 218,88 millions de Fcfa. Il a été souligné que ce budget ne dispose pas encore de ressources propres, ce qui rend cruciale la recherche de nouvelles sources de financement. Dans cette optique, le CDA prévoit de mener une étude stratégique pour assurer sa pérennité financière.
Le chef de cabinet a rappelé que la transformation agroalimentaire est une priorité gouvernementale pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des Maliens. Selon Bréhima Féfé Koné, la valorisation des produits locaux permet non seulement de prolonger leur durée de vie et de réduire les pertes post-récoltes, mais elle constitue aussi une alternative pour offrir une alimentation saine à des prix compétitifs.
Malgré un contexte économique difficile, la direction et le personnel du CDA poursuivent leurs efforts pour relever ces défis. Le bilan de l’année 2025 met en lumière des actions concrètes de formation et de soutien technique. Le Centre a notamment renforcé les capacités de 120 entreprises dans la transformation du karité et le conditionnement dans plusieurs régions, dont Koulikoro, Sikasso et Ségou. Des sessions sur les techniques de conservation ont également été menées à Dioïla et Koutiala. En parallèle, six fiches technologiques ont été élaborées pour des produits tels que le fonio précuit, la mangue séchée, le Djouka ou encore les jus de zaban et de gingembre.
Le directeur général, Youssoufi Cissé, a rappelé que son Centre est une structure du ministère de l’Industrie et du Commerce qui a pour mission de promouvoir les activités de la transformation agroalimentaire. Il a tenu à préciser les obstacles majeurs rencontrés sur le terrain. Le manque de partenaires financiers extérieurs constitue une contrainte de taille, le soutien de l’État restant la seule source de financement actuelle. À cela, s’ajoutent des difficultés liées au déficit de personnel qualifié ainsi que des problèmes récurrents de fourniture d’électricité qui impactent négativement les rendements globaux.
Malgré ces freins, le CDA affiche des objectifs ambitieux pour 2026, visant notamment le développement d’un tissu dense d’unités agroalimentaires diversifiées, performantes et déconcentrées. Le Centre prévoit également de poursuivre la vulgarisation de techniques modernes pour le stockage, le transport et la conservation, tout en menant une étude stratégique pour optimiser ses modes de financement.
Fatoumata Mory SIDIBE
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