A travers cette rencontre, le Premier ministre voulait saluer et encourager les chauffeurs et conducteurs routiers pour le travail abattu
Après une
brève genèse de la crise que notre pays traverse depuis plus de 10 ans, le
Général de division Abdoulaye Maïga a appelé les compatriotes à se donner la
main pour relever les défis, surtout que la lutte contre le terrorisme n’est
pas une chose aisée. Il a également dénoncé le lynchage médiatique orchestré
contre notre pays depuis le déclenchement de la crise d’hydrocarbures que nous
traversons.
Tout en
réaffirmant sa reconnaissance aux braves chauffeurs et conducteurs routiers, le
Premier ministre les a appelés à respecter les consignes sécuritaires lors de
l’escorte des convois. Selon lui, les Forces armées maliennes (FAMa) ne
ménageront aucun effort pour mieux sécuriser les chauffeurs et conducteurs routiers
dans les missions de ravitaillement. Le Chef du gouvernement n’a pas
manqué d’adresser ses vœux de prompt rétablissement aux blessés et ses
condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie.
Le
secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers
du Mali (Synacor-Mali) a transmis le message de ses syndiqués. «Les chauffeurs
disent que le Mali, c’est eux et eux sont le Mali», a déclaré Moussa Bagayako
pour rassurer de l’engagement des conducteurs à acheminer le carburant en cette
période de crise. Pour sa part, le secrétaire général du Groupement des
syndicats des conducteurs routiers du Mali a soutenu qu’aucune difficulté n’est
insurmontable. «Nous, les conducteurs routiers du Mali sommes fiers d’être
reçus par le Premier ministre... C’est une marque de reconnaissance qui nous va
droit au cœur», s’est réjoui Dramane Koné.
Le
responsable du Syndicat des chauffeurs affiliés à la Confédération des
travailleurs du Mali (CDTM), Marafa Touré, a également abondé dans le même sens
tout en se réjouissant des remerciements et de l’appel du Chef du gouvernement.
Quand à Souleymane Diallo, secrétaire général du syndicat affilié à l’Union
nationale des travailleurs du Mali (UNTM), il a appelé ses collègues qui
manifestent de façon négative sur les réseaux à la retenue.
Au cours de la rencontre, le Premier ministre a promis à ses hôtes du jour de réagir dans une semaine, à travers les ministres des départements concernés, aux revendications exprimées par les syndicalistes. Parmi ces revendications, figure l’immatriculation des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et à l’Assurance maladie obligatoire (AMO).
Le Chef du
gouvernement ne cesse de louer la bravoure de ceux qui risquent leur vie pour
que les Maliens ne soient privés d’hydrocarbures indispensables pour le bon
fonctionnement de leurs activités économiques et professionnelles. Lors de sa
rencontre avec les autorités religieuses et traditionnelles le 30 octobre
dernier à la Primature, le Général de division Abdoulaye Maïga avait déclaré
ceci : «Le carburant que nous recevons, c’est du sang humain.» Il faisait
ainsi allusion au travail de titan que font les chauffeurs et les Forces armées
maliennes pour acheminer les produits pétroliers vers notre pays depuis les
groupes terroristes ont décidé de s’attaquer aux camions-citernes en provenance
des pays voisins.
Par ailleurs, lors de la clôture des travaux de la deuxième séance plénière de la session ordinaire d’octobre du Conseil national de Transition (CNT), son président Malick Diaw avait dit de ne pas filmer les passages des convois des citernes pour ne pas mettre en danger la vie des chauffeurs et des éléments des Forces armées qui les accompagnent.
Oumar DIAKITE
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