C’est désormais l’Université Kurukanfuga, dédiée à la charte du Mandé qui met en avant les racines juridiques et politiques de notre pays. Héritière de l’Université de Bamako (UB), créée en 1993 et qui était l’unique université publique nationale du Mali, ex-USJPB est née à la faveur de la scission de cette dernière en 2011. Aujourd’hui, l’Université de Kurukanfuga est la référence en matière de formation juridique et politique au Mali.
Kurukanfuga se situe aujourd'hui dans le Cercle de Kangaba, Région de Koulikoro. En 1236 donc à Kurukanfuga, après la sanglante bataille de Kirina, les représentants du Mandé et leurs alliés se réunirent pour adopter un code destiné à régir la vie du grand ensemble mandingue.
Le roi Naré Maghan Soundiata était entouré pour la circonstance à la tribune par 4 chefs de tribus : Siby Kamandjan Camara (roi des Camara non forgerons), Fran Camara dit Tabon N’Yana Fran Camara (chef des rois forgerons), Fakoly Koroma et Faouly Tounkara (frère cadet de Nema Moussa Tounkara).
De ces assises est sortie une déclaration, dénommée la Charte de Kurukanfuga, également appelée Charte du Mandé. Il s'agit d'une déclaration des droits de l'homme élaborée bien avant la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Le 16 mars 2011, le gouvernement malien adopte en Conseil des ministres un projet de décret portant le classement de Kurukanfuga dans le patrimoine culturel national. La charte de Kurukanfuga, proclamée à Kurukanfouga est inscrite en 2009 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
L’Université de Kurukanfuga est composée de trois facultés, d’un institut et de deux chaires UNESCO : la Faculté de droit privé (FDPRI), la Faculté de droit public (FDPU), la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP), l’Institut de pédagogie universitaire (IPU), la Chaire UNESCO pour la promotion de la culture de la paix et des droits de l’Homme et la Chaire UNESCO d’enseignement et de recherche sur l’environnement.
Rédaction Lessor
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.