La Banque nationale de développement agricole (BNDA) va commencer la mise en œuvre de son 8è Plan moyen terme (PMT 8) sur une période allant de 2026 à 2030. Chose qui marquera une nouvelle étape dans l’ambition de la banque verte. Cette annonce a été faite, mercredi dernier, par son Directeur général, Badara Aliou Coulibaly, dans une interview accordée à la presse au siège de l’établissement bancaire.
Le PMT 8 s’articule autour d’une vision claire : Faire de la BNDA, à l’horizon 2030, une banque de référence au Mali, ancrée dans son terroir, performante, ouverte à l’innovation et engagée pour la durabilité. À cet effet, quatre axes structurants guideront les actions de la structure, selon son premier responsable. Le premier est le renforcement de la performance et le développement commercial, tout en impliquant une diversification des produits, une meilleure segmentation de la clientèle et une intensification de l’activité sur les segments Retail, PME et Corporate.
Le deuxième est l’accélération de la transformation digitale, à travers la migration vers un Core Banking system moderne, le développement de parcours clients digitaux et l’ouverture à des partenariats avec les fintechs. Le troisième est relatif au capital humain et l’efficience organisationnelle, avec un accent fort sur la gestion des compétences, la performance individuelle et l’automatisation des processus. Le dernier axe a trait à la maîtrise des risques et la promotion de la finance durable, dans le but de renforcer la résilience de la banque tout en orientant davantage ses financements vers des projets à impact positif pour le Mali.
Il faut savoir que la BNDA continue de jouer un rôle clé dans le financement de l’économie malienne. Selon Badara Aliou Coulibaly, l’apport de la BNDA dans le financement de l’économie malienne est à la fois structurel et stratégique. «Nous sommes historiquement la banque de référence du monde rural avec près de 4% de notre portefeuille orienté vers le financement du monde rural. Cela ne doit pas occulter notre accompagnement vers les autres secteurs tels que les PME, les particuliers et les grandes entreprises», explique-t-il.
À titre d’illustration, il informe que la BNDA a injecté près de 433 milliards de Fcfa dans le financement de l’économie malienne en 2024. «Au-delà des volumes, notre valeur ajoutée réside dans l’accompagnement de toute la chaîne de valeur : production, transformation, commercialisation, mais aussi dans notre contribution à l’inclusion financière, notamment dans les zones rurales et périurbaines», a-t-il confié.
La BNDA a également joué un rôle central dans la mobilisation de l’épargne nationale, la domiciliation de flux publics et privés et le financement de projets structurants, contribuant ainsi à la stabilité et au développement durable de l’économie malienne. Récemment, la Société financière internationale (SFI) a mis à la disposition de la BNDA plus de 23 milliards Fcfa. Pour le patron de la Banque verte, ce financement constitue un signal fort de confiance dans la gouvernance, la solidité financière et la mission de la BNDA. Il permettra, dit-il, de renforcer leurs ressources à moyen et long termes, d’accroître leur capacité de financement en faveur des PME, de l’agriculture structurée et des projets à fort impact économique et social.
«Ce partenariat avec la SFI s’inscrit également dans une logique de financement du développement durable et de la promotion du genre, en ce sens que des enveloppes sont prévues pour le financement des entreprises féminines et celles œuvrant dans le cadre de l’efficacité énergétique», a salué le Directeur général. Et d’ajouter que cette somme contribuera pleinement à préparer la BNDA à la mise en œuvre de son nouveau PMT 2026-2030.
Rappelons que, malgré le contexte économique difficile du pays, la BNDA tire son épingle du jeu. En 2024, la structure a clos l’exercice avec un bilan total de près de 889 milliards Fcfa et un résultat bénéficiaire de 7,8 milliards Fcfa. Ce qui témoigne de la solidité de son modèle, de l’engagement de tout le personnel, et de la confiance des partenaires. L’approche de la BNDA repose sur trois piliers, à savoir la maîtrise rigoureuse des risques et une meilleure gestion de la liquidité, l’adaptation continue de l’offre commerciale et la poursuite de la transformation digitale.
La banque a aussi renforcé le niveau de ses ressources stables, afin d’accorder davantage de financements pour les investissements de ses clients entreprises et l’équipement des particuliers. La combinaison de ces différents facteurs a permis aujourd’hui à la BNDA de rester un acteur bancaire de référence au Mali.
Fadi CISSE
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