Le directeur sectoriel, santé Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale (c) constate les réalisations
C’est le
constat établi par le directeur sectoriel, santé Afrique de l’Ouest et du
Centre de la Banque mondiale, Moulay Driss Zin Eddine El Idrissi, à la
suite de sa visite, vendredi dernier dans cet établissement de santé. C’était
en compagnie du représentant de la ministre de la Santé et du Développement
social, Moussa Diawara, et du coordonnateur du projet «Promouvoir la
résilience du système de santé inclusif pour tous» (Arise), Ousmane Habib
Diallo.
Cette
visite intervient après la fin du Pacsu qui a administré la preuve de son
utilité dans l’accompagnement de notre système de santé. Eu égard à ces
résultats probants, le ministère en charge de la Santé a décidé de poursuivre
les activités de ce programme à travers le nouveau projet Arise. Ce programme
d’une durée de 5 ans, est doté d’un budget de 125 millions de dollars, (un peu
plus de 77,7 milliards de Fcfa) sur financement de la Banque mondiale, de la
Coopération néerlandaise et du Mécanisme de financement mondial (GFF). Il
couvre les Régions de Koulikoro, Ségou, Mopti, Gao, Sikasso et Tombouctou et le
District de Bamako à travers la Commune VI.
Au cours
de sa visite, le directeur sectoriel, santé Afrique de l’Ouest et du Centre de
la Banque mondiale a constaté les réalisations du Pacsu. Moulay Driss Zin
Eddine El Idrissi s’est rendu au laboratoire biomédical dont le renouvellement
sur une surface plus adéquate et des équipements appropriés est une attente que
le nouveau projet pourrait combler. Il a salué les performances du Pacsu. «Nous
sommes en train de mettre en place un nouveau programme qui a été validé jeudi
dernier à l’unanimité», a expliqué le représentant de la Banque mondiale, avant
de féliciter le gouvernement pour les réalisations. Selon lui, le vrai travail
ne fait que commencer pour avoir une suite meilleure au Pacsu.
Pour sa
part, le représentant du département en charge de la Santé a souligné que le
projet Arise est essentiel pour le secteur de la santé afin d’améliorer les
indicateurs de santé de la reproduction néonatale, maternelle et infantile et
ceux de nutrition. Et Moussa Diawara de dire qu’il permettra également
d’améliorer l’accessibilité des centres de santé, l’offre de soins et le
système de santé à travers la couverture sanitaire universelle
Quant au
médecin chef du Csref de Kati, il a précisé que c’est presque 3 milliards de
Fcfa qui ont été investis dans son district sanitaire pour le renforcement des
structures de santé et du personnel. «On est passé de 30% de Centres de santé
communautaire (Cscom) qui disposent de laboratoires à plus de 70%», a dit Dr
Ismaëla Séméga.
Il a expliqué que pour le Csref, plus de 400 millions de Fcfa
ont été mobilisés pour le paiement de primes et des émoluments à titre
d’encouragement des performances des agents, avant de souligner d’autres
avancées majeures du Pacsu dans son district sanitaire, notamment la création
de plusieurs structures de santé et la régularisation des statuts des
établissements de santé du secteur privé. Au nombre des défis, il a indiqué que
presque 30% des femmes de son district n’accouchent pas dans les structures de
santé et noté une insuffisance de coordination entre les Associations de santé
communautaire (Asaco) et les collectivités territoriales.
Il est aussi ressorti des informations générales données aux visiteurs que le Pacsu a permis au Csref de Kati de prendre en charge gratuitement des indigents. En tout cas, le projet semble avoir apporté un bol d’air au Csref de Kati. Bénéficiaires et autorités municipales ont salué ses bienfaits et se sont réjouis du projet Arise.
Mohamed DIAWARA
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