Les participants ont appris ce que le bon journalisme doit adopter en temps de conflit
Les participants ont appris ce que le bon journalisme doit adopter en temps de conflit, consistant notamment à canaliser la communication, à instruire, aider à la consolidation d’une confiance mutuelle, humaniser le conflit ; mais, aussi, ce qu’il doit éviter à savoir la diffamation, la malveillance et la corruption, entre autres.
«C’est une formation initiée par le Système des Nations Unies au profit de ces 50 journalistes», a précisé Dr Banzoumana Traoré, spécialiste en communication et l’un des formateurs. Il a rappelé que l’objectif de cette formation est d’outiller des journalistes maliens sur la lutte contre la désinformation, l’intégrité de l’information et le journalisme sensible au conflit. «La désinformation est devenue aujourd’hui un fléau qui fait des ravages et provoque des conflits. Il est important pour les journalistes d’être préparés à lutter contre cette pratique», a-t-il dit.
Dr Banzouma Traoré a également soutenu que la qualité de l’information contribue à la prise de bonnes décisions. «Si, aujourd’hui, les journalistes ne savent pas quelles sont les critères pour qualifier une information ou information de qualité, il est important dans ce cas de prendre des dispositions et c’est ce que nous sommes en train d’envisager», a-t-il expliqué. «C’est pourquoi, cette session a été initiée afin de doter ces 50 journalistes de tous les outils nécessaires permettant de comprendre la notion de l’intégrité de l’information et aussi de lutter contre la désinformation et surtout les discours de haine sur les réseaux sociaux», a-t-il ajouté.
«Je retourne avec un bagage intellectuel bien rempli. Nous avons été édifiés sur l’éthique et la déontologie, en tant que journaliste de faire attention de ne pas tomber dans le piège du métier», a indiqué la participante Thérèse Kamaté, journaliste à l’Église Communion fraternel TV (ECF.TV). Selon elle, «on peut avoir une information et en l’a publiant, ça peut causer préjudice à quelqu’un.
On nous a appris aussi de savoir contextualiser l’information avant de la publier. Également, nous avons appris le traitement au sujet de journalisme sensible au conflit», a-t-elle affirmé. «Je suis renforcé, ressourcé et j’ai appris et retenu beaucoup de techniques sur le métier, notamment sur le journalisme sensible au conflit ; j’ai su faire la différence entre le traitement factuel de l’information et le traitement de l’information dans un contexte de conflit», a indiqué Aboubacar Sangaré, un autre participant.
La cérémonie de clôture de la session de formation était présidée par le Coordonnateur résident et humanitaire par intérim du Système des Nations Unies. Maleye Diop a salué les Nations Unies pour cette initiative et remercié le courage des participants. Selon lui, «la spéculation de l’information dirigée contre la population peut créer des conflits». Pour éviter cette situation, «nous continuerons à renforcer notre collaboration et vous pouvez comptez sur nous, pour que l’information saine puisse être partager avec les Maliens», a fait espérer Maleye Diop.
Au nom des participants, Fanta Diakité de la radio Kledu, a exprimé sa satisfaction pour l’organisation et la réussite de cette session de formation.
Sinè TRAORE
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