Dans ce cadre, la ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Aoua Paul Diallo, a lancé samedi dernier à Nara, la campagne de vulgarisation de ce document. C’était à la faveur d’une session d’appropriation en présence du gouverneur de la région, le colonel-major Amara Doumbia.
Dans la salle de conférence
de la préfecture de Nara, l’intérêt des participants pour le projet de
Constitution était vivace. Des experts ont expliqué les innovations qu’apporte
le document. Il s’agit notamment de la création du Sénat, l’interdiction de
l’esclavage, la valorisation des langues nationales et l’admission des autorités
et légitimités traditionnelles au sein du Sénat. Ils ont également donné des éclaircissements
sur la laïcité.
La ministre en charge du
Travail a d’abord rappelé «l’inclusivité totale» qui a prévalu dans l’élaboration
du projet de Constitution. Elle indiquera que sa vulgarisation est une exigence
de redevabilité à l’endroit des forces vives qui ont pris part aux Assises
nationales de la refondation (ANR). Pour Mme Diawara Aoua Paul Diallo, c’est
une première depuis 1960 qu’une Constitution soit élaborée à 100% par les
Maliens et qui prend en compte les préoccupations de nos compatriotes. Par
ailleurs, la cheffe du département du Travail, de la Fonction publique et du
Dialogue social a cité plusieurs innovations contenues dans le projet de
Constitution.
Parmi lesquelles, la responsabilité du gouvernement devant le président
de la République, l’intégration de la dimension environnementale dans le
Conseil économique, social et culturel (CESC) et la création de la Cour
des comptes. Mme Diawara Aoua Paul Diallo s’est dit très satisfaite de la
grande mobilisation autour de cette session «d’appropriation inédite».
La rencontre a été marquée par la remise des copies du projet de Constitution et des supports de communication aux participants pour être davantage édifiés sur le document. La population a rendu hommage à l’ex-chef de cabinet du président de la République, feu adjudant-chef Oumar Traoré alias Douglas et d’autres membres de sa délégation assassinés à Nara dans une embuscade. Durant le séjour, la délégation ministérielle a rendu visite aux responsables religieux et traditionnelles de la ville.
Mohamed DIAWARA
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