L’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) a tenu, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la 10è session ordinaire de son conseil des ministres. L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. C’était en présence de la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara et de ses homologues de l’Environnement et de la Transition écologique du Sénégal, Daouda NGom, de l’Environnement et du Développement durable de la Mauritanie, Mme Messoude Baham Mohamed Lagdhaf. Le représentant des partenaires techniques et financiers, Malaye Diop et le secrétaire exécutif de l’APGMV, Dr Brahim Said ont également pris part à la rencontre.
Le Mali assure la présidence en exercice de cette initiative d’envergure continentale qui vise à lutter contre la désertification, la dégradation des terres et la pauvreté à travers la création d’une ceinture verte de 8.000 km de long et 15 km de large, s’étendant du Sénégal à Djibouti.
Le Premier ministre a expliqué que depuis sa création, l’APGMV incarne une ambition collective de restaurer les écosystèmes dégradés, de renforcer la résilience des communautés rurales et de construire une économie verte inclusive dans notre espace sahélien. Cet engagement commun, a rappelé le Général de division Abdoulaye Maïga, a été matérialisé par les Chefs d’État qui ont créé, le 17 juin 2010 à N’Djamena (Tchad), cette Agence panafricaine sous l’égide de l’Union africaine.
Cette session revêt une importance stratégique, marquant une étape décisive pour adopter les principaux documents de planification et de gestion de l’Agence, apprécier l’état d’avancement du processus de recrutement du nouveau secrétaire exécutif et faire le point sur les contributions des États membres. C’est aussi l’occasion d’examiner la nouvelle stratégie continentale de la Grande muraille verte (GMV), de discuter des modalités de construction du futur siège de l’Agence à Nouakchott et de préparer dans les meilleures conditions la prochaine conférence des Chefs d’État et de gouvernement, prévue dans notre pays à partir du 25 octobre 2025.
Le Chef du gouvernement a réaffirmé l’engagement du Mali à œuvrer pour une Grande muraille verte plus performante, plus inclusive et davantage orientée vers des résultats concrets, au bénéfice direct de nos populations. Et d’ajouter qu’au delà des enjeux environnementaux, cette initiative constitue un véritable corridor écologique et socio-économique en Afrique, une source d’inspiration mondiale pour d’autres initiatives de régénération écologique. Il a souhaité que cette session contribue de manière décisive à consolider les actions collectives, à affiner les visions stratégiques et à renforcer la coopération, dans l’intérêt supérieur des peuples.
Une vue des participants à la rencontre
Pour le représentant des partenaires techniques et financiers, les États africains subissent régulièrement les conséquences du changement climatiques, notamment la sécheresse, les inondations et autres dégâts naturels. La Grande muraille verte lutte pour relever ces défis. Ainsi, Malaye Diop a salué le leadership des États africains qui se sont mobilisés pour cette initiative panafricaine. Avant de réitérer le dévouement des partenaires financiers à ne ménager aucun effort pour aider les pays membres.
De son côté, le ministre sénégalais de l’Environnement a expliqué que la Grande muraille verte n’est pas seulement une barrière contre la désertification, mais aussi une stratégie géopolitique économique, sociale et écologique pour l’Afrique. Daouda Ngom a soutenu que la Grande muraille verte est comme le levier de la souveraineté écologique et économique en reconnectant les territoires et en formant les nouvelles générations.
De l’avis de Mme Messoude Baham Mohamed Lagdhaf, l’initiative de la GMV incarne une ambition panafricaine profondément enracinée dans l’histoire, la géographie, l’aspiration légitime des communautés du Sahel. La ministre chargée de l’Environnement de la Mauritanie ajoutera que son pays a fait de la lutte contre la désertification, la restauration des terres dégradées et l’adaptation au changement climatique, une priorité majeure du développement durable. À cet égard, a-t-elle dit, la GMV constitue un levier stratégique de promotion d’une économie verte inclusive.
N'Famoro KEITA
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