C’est au lycée Technique de Bamako que le président
Modibo Keïta avait proclamé en 1960, l’indépendance du Mali. Dans ce même établissement
qui compte, aujourd’hui, 1.675 élèves dont 622 filles, les activités de la Journée
nationale de la souveraineté retrouvée ont été lancées, vendredi dernier, par
le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.
Le clou de l’événement a été la présentation
d’une leçon modèle sur le patriotisme, la souveraineté et la résistance
nationale. Au sein de l’établissement où flottait fièrement
le Drapeau national, des messages de
patriotisme étaient affichés. Parmi lesquels, on pouvait lire : «La
jeunesse du Mali debout et fière restera toujours vigilante pour préserver les
acquis de notre souveraineté» et «Pour un Mali qui gagne».
À l’arrivée du chef du gouvernement, drapé
dans un grand boubou aux couleurs nationales et accompagné d’une forte délégation
dont la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, l’Hymne
national a été entonné en bamanakan par les pionniers.
Cette leçon a été présentée dans la salle
historique dénommée «Salle de l’indépendance» par le professeur de français et
d’éducation civique et morale, Youssouf Coulibaly. Elle visait à développer
l’esprit civique et patriotique des apprenants à travers plusieurs activités
portant sur la défense de la patrie, la dénonciation des sanctions de la
Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), de l’Union économique
et monétaire Ouest africaine (Uemoa). Ils ont aussi appris sur la résistance
nationale.
Au cours de la séance d’apprentissage, les élèves
ont invité la population à l’union pour résister aux ennemis de la nation et défendre
la souveraineté du Mali quelle que soit la situation. Madina Traoré, élève en
classe de 11è année génie civil, affirmera avoir beaucoup apprécié la leçon
dispensée qui, selon elle, a été très instructive. Quant à son camarade
Aboubacar Kanté, il a invité ses compatriotes à soutenir la Transition.
La ministre de l’Éducation nationale a indiqué
que cette journée revêt un sens particulier pour les établissements, notamment
ceux du préscolaire et du secondaire. Elle démontre à suffisance que l’école
est au cœur de la refondation au Mali, a soutenu Mme Sidibé Dédéou Ousmane. Et
de souligner aussi qu’il est important d’enseigner aux enfants la résilience du
peuple malien et les trois principes édictés par le président de la Transition,
le colonel Assimi Goïta.
Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du
respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali et de la défense
des intérêts vitaux de la population malienne dans toutes les décisions prises.
La ministre de l’Éducation nationale a également
rappelé qu’il faut recadrer l’école pour qu’elle retrouve son aura d’antan, en
dispensant un enseignement de qualité dans tous les domaines.
Quant au Premier ministre, il a salué la
mobilisation des élèves, avant de les inviter au travail bien fait. «Une République
comme la nôtre donne la chance à tout le monde, si vous travaillez. Chaque fois
que vous devez poser un acte, vous devez vous poser la question de savoir s’il
est conforme aux intérêts du peuple malien», a exhorté Dr Choguel Kokalla Maïga.
Selon l’ancien élève du lycée Technique, «la souveraineté retrouvée est aussi le fait que le Mali ait retrouvé l’entièreté de son territoire national, l’équipement de l’armée en un an plus que les 40 dernières années sans aide extérieure et le soutien des peuples africains». Le tout se résume, a-t-il insisté, à l’enseignement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui affirme que le respect de la souveraineté du Mali n’est pas négociable. Rappelons que Dr Choguel Kokalla Maïga a été premier national au baccalauréat en 1977 en tant qu’élève de ce lycée.
Mohamed DIAWARA
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