Amap : Mamadou Haïdara s’est couché

On avait de bonnes raisons de l’admirer dans son combat contre le diabète, de le prendre en sympathie et de lui exprimer notre compassion et notre solidarité.

Publié mardi 25 février 2025 à 07:21
Amap : Mamadou Haïdara s’est couché

Il ratait rarement l’occasion de faire un tour dans son ancien service (l’Agence malienne de presse et de publicité) où il a servi pendant 36 ans comme chauffeur avant de faire valoir ses droits à la retraite en 2013) lorsqu’il venait à la diabétologie pour contrôler sa glycémie. Malheureusement, c’est ce redoutable diabète qui a fini par l’emporter à l’âge de 71 ans.


Cet ancien collaborateur, homme affable, qui a marqué les esprits pendant des années par son sens de la conciliation, la considération qu’il accordait à l’humain et ses sages conseils pour les jeunes journalistes qui l’ont pratiqué ces dernières années de service, n’est plus. Il s’en est allé sur la pointe samedi matin après une admission de quelques minutes aux services des urgences de l’Hôpital Mère-enfant le Luxembourg. La nouvelle de son décès a surpris plus d’un à l’Amap. 

ses anciens collègues de l’Amap gardent de lui de très bonnes impressions. Fama Bagayoko, qui le remplacera au poste de chef du parc auto à l’Amap après son départ à la retraite, explique avoir trouvé au défunt un chef compréhensible avec qui il accordait facilement les violons.

 Pour Gamer Dicko, journaliste et ancien collaborateur du défunt aussi, c’était un homme qui a fait profiter les jeunes de l’Amap de son expérience. Le Berger (sobriquet de Gamer Dicko) se souvient d’un épisode croustillant de sa vie de reporter en 2003 où il a été amené à faire un voyage avec le défunt et le photographe Habib Kouyaté pour une enquête à Niono sur des enfants talibés qui avaient été confiés à un maître coranique pour l’apprentissage et la récitation du saint Coran.

Mais, ce dernier les utilisait comme esclaves dans les rizières où ils passaient des journées à repiquer des pieds de riz contre un montant qui lui était versé directement. «C’est au cours de cette mission que j’ai vraiment compris que Mamadou Haïdara était un homme d’expérience et un sage parce que c’était une mission difficile. Il n’était pas seulement un chauffeur pour nous ce jour-là, mais un conseiller. Il était disponible et d’une générosité inouïe. Quand on allait en reportage avec lui, on n’avait aucun problème», témoigne-t-il. Bintou Démbélé, cheffe de la section facturation à l’Amap, gardera de lui l’image d’un travailleur consciencieux, d’un homme jovial et d’un ami  tout le monde.


D’autres collègues témoignent sur ses qualités humaines et professionnelles. «J’ai fait beaucoup de missions avec lui et il était très disponible pour rendre service à ses collègues après les activités de terrain. Le doyen Haïdara n’a jamais eu de bisbilles avec un collègue. Ce qui dénotait de ses qualités humaines de bonté, de gentillesse, de serviabilité, de courtoisie envers tous ses collègues du sommet à la base. Haïdara avait du respect et de l’égard pour tout collègue quel que soit son statut.

Je regrette sa disparition et prie pour le repos éternel de son âme. Dort en paix doyen», souligne Moriba Coulibaly, journaliste à l’Amap. 
Mamadou Haïdara a été inhumé le même samedi au cimetière de Niaréla. Il laisse derrière lui une veuve et deux enfants. Repose en paix doyen.

Sinè TRAORE

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