Avortement sécurisé : Le plaidoyer de la société malienne de gynécologie

La Société malienne de gynécologie obstétrique (Somago) séduit par son esprit d’initiative, mais surtout sa façon d’appréhender les problèmes sans heurter les sensibilités ou d’organiser un plaidoyer.

Publié vendredi 16 juin 2023 à 05:42
Avortement sécurisé : Le plaidoyer de la société malienne de gynécologie

C’est dans la même constance et cohérence que cette société savante a organisé, du 12 au 13 juin dernier au Mémorial Modibo Keïta, la rencontre trimestrielle des membres de son réseau de plaidoyer de soutien des soins complets d’avortement sécurisé dans les limites de la loi au Mali. C’était dans le cadre de son projet intitulé : «Prévention des décès liés aux avortements compliqués».

La rencontre s’est attachée à faire le bilan du projet, mis en œuvre depuis trois ans. Il s’agissait aussi d’apprécier ce qui reste à faire dans le cadre de ce programme qui a été prolongé jusqu’en décembre prochain du fait des bons résultats engrangés. Les membres de la Somago ont fait le check-up des difficultés, notamment des insuffisances de la loi sur la santé de la reproduction (SR) au Mali par rapport à l’avortement.


Ils ont aussi débattus des possibilités de financement de la Somago par les partenaires en tant que sous-bénéficiaire et préparé les termes de référence (TDR) que la délégation malienne présentera lors de la Rencontre pour la communauté de pratique au Burkina Faso en 2023 (CDP-Burkina Faso 2023). Les participants doivent également élaborer un nouveau plan d’actions d’ici la fin du projet. Cette rencontre était présidée par le président de Somago, Pr Youssouf Traoré.

«Globalement, on avait plusieurs objectifs et tous ont été atteints ou presque. Un seul objectif qui reste à mettre en œuvre est réalisé à hauteur de 80%», a expliqué le président de Samago. Pr Youssouf Traoré a succinctement expliqué qu’il s’agissait de voir avec les autres partenaires et le ministère de la Santé et du Développement social, comment : ensemble faire en sorte que ce dernier objectif qui porte sur la révision de la loi de la SR dans notre pays soit atteint

Il ressort d’un document communiqué aux participants que l’incidence globale des avortements non sécurisés reste trop élevée. Mais aussi que l’avortement à risque est l’un des principaux facteurs de mortalité et de morbidité maternelles, en particulier dans les régions où l’accès à des services complets est limité. La source indique qu’au Mali, l’avortement est la cinquième cause de décès maternels. En plus, les avortements constituent 9% des complications directes de la grossesse et 5% des décès maternels sont attribués aux complications de l’avortement.

 La Somago a mission de lutter contre la mortalité et la morbidité maternelles et néonatales. Elle a obtenu un financement de la part de la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique (Figo) pour mettre en œuvre un projet de sensibilisation en faveur de l’avortement sécurisé dans les limites de la loi sur la SR au Mali pour une durée de trois ans. Le programme qui couvre Bamako, Kayes et Sikasso doit contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles liées aux avortements à risque.

Sinè TRAORE

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