Le travail reprend donc, après un repos bien mérité. Mais à quoi doit ressembler ce quotidien pour nos compatriotes ? Il s’agit de retourner aux fondamentaux, non sans tenir compte du contexte socio-économique de l’heure. Le retour au quotidien pour le Malien, qu’il soit du secteur public ou privé, c’est aussi une analyse lucide de la situation, de Bamako à Nara, de Kadiolo à Taoudéni, de Bandiagara à Andramboucane. Le gouvernement s’efforce de trouver des équilibres, en tenant compte des paramètres macro-économiques. Ces équilibres soutiennent la recherche de solutions à la demande sociale.
Le quotidien est marqué par la chaleur, voire la canicule, typique des mois de mars, d’avril et de mai. Heureusement, les efforts du gouvernement pour assurer la fourniture d’électricité pendant le Ramadan, avec la promesse de 19 heures de courant par jour, sont à saluer. Il est crucial que ces efforts se poursuivent. Le contexte socio-économique inclut également la mise en œuvre de la nouvelle taxation sur les télécommunications et le mobile money, entrée en vigueur le 5 mars.
Ces prélèvements, destinés à financer des projets d’infrastructure et de développement social, ont suscité à des endroits des critiques, notamment sur leur arrivée tardive. Cependant, la stratégie de communication du gouvernement, axée sur des explications par secteur d’activité, semble porter ses fruits. Il est important de maintenir cet effort, en mettant en avant les bénéfices attendus et en expliquant de manière pédagogique, si nécessaire, le contexte économique.
L’Alliance des États du Sahel (AES) est en marche avec la récente décision du Collège des Chefs d’état relative à au Prélèvement confédéral (PC-AES). La Confédération occupe le quotidien de ses citoyens au point de susciter des comparaisons entre les pays membres. Les réseaux sociaux ne manquent pas d’alimenter ce débat au regard du flux d’informations qu’ils génèrent, ce qui mérite une attention particulière. Il est essentiel que les experts expliquent les différences d’indicateurs socio-économiques entre les pays, tout en soulignant les efforts de convergence en cours. Il est positif de voir les citoyens s’intéresser à l’évolution de la région, en jetant un regard dans la cour du voisin.
L’après Aid El-Fitr ouvre une période de perspectives à court et moyen termes. Les vœux du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, appelant à la solidarité et à la paix, résonnent avec les espoirs de la population. La future Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale suscite de réelles attentes. Dans l’immédiat, le front social mérite une attention particulière et implique un suivi du pacte de stabilité sociale et de croissance conclu entre le Gouvernement et les partenaires sociaux.
Et les pluies récentes, promettant une bonne saison agricole, apportent une note d’optimisme avec les saveurs de la saison des mangues. Il est permis d’espérer que l’après-fête instaure une période d’accalmie, marquée par un dialogue social fécond, par la résilience des Maliens et l’engagement continu du gouvernement, à répondre aux attentes sociales.
Alassane Souleymane
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.